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André CHERRIER

André Cherrier (Lieutenant FTPF* « Michel » dans la Résistance), né le 20 décembre 1921 à Bourges, est le fils de Marcel et Lucienne Cherrier.

André Cherrier est secrétaire des Jeunesses communistes. Dès l’hiver 1940 il colle des papillons et distribue des tracts. Il fait partie d’un des 18 groupes de 3 constitués au début de 1941. En février 1941, il déclenche une grève de plusieurs heures dans un chantier de la SNCAC. Les Allemands confisquent les cartes des travailleurs et il se trouve licencié.

Il assure des liaisons avec le Sancerrois puis avec la zone non occupée en franchissant en fraude la ligne de démarcation. Avec son père, il échappe à la grande rafle du 22 juin 1941 en sautant par la fenêtre de sa maison et devient militant illégal. Il va poursuivre son travail de propagande contre les nazis malgré les nombreuses arrestations. Ayant appris la venue de Doriot au Grand Palais à Bourges, il fait partie d’un groupe composé de Louis Chevrin, Alano (qui seul possédait un revolver) et Geoffroy. Ils déposent une bombe artisanale confectionnée par Louis Chevrin qui cause des dégâts importants au siège du P.P.F., 73 rue Mirebeau. Le lendemain, Jacques Doriot parle devant un public très clairsemé comme le relate la « Dépêche du Berry » du 8 mai 1942.

Le premier groupe de francs-tireurs s’installe en forêt d’Allogny** dans une roulotte. Il est composé de René Melnick (fusillé le 23 novembre 1943 à Bourges), Louis Chevrin (fusillé à Orléans le 7 octobre 1943), Georges Bonamy (mort en déportation) et André Cherrier. Ils apprennent à déboulonner les voies ferrées à l’aide de clefs à tire-fond et à éclisses. Ils ne possèdent que trois vieux revolvers et un fusil de chasse. Ils organisent un premier déraillement à Theillay qui devait être suivi de bien d’autres.

La planque, découverte, l’oblige à changer de site ; il est alors affecté à la zone sud du département comme lieutenant F.T.P. chargé de créer de nouveaux groupes et forme la compagnie Chevrin.
Le 6 juin 1944, il participe à l’organisation de la libération de Saint-Amand. Il récupère les dossiers de la Milice et les fait parvenir à l’Etat-Major F.T.P. Il participe à de nombreuses missions de liaison entre les différentes compagnies et notamment avec les FFI groupe Indre-Est afin de récupérer des armes provenant de parachutages. En liaison avec le 2e Bureau, il exfiltre des aviateurs américains abattus vers Avord que des FTP avaient récupérés.
Dans les premiers jours de juillet 1944, il commande avec Morlat l’attaque contre l’usine de fabrication de grenades, d’obus et de mortiers de La Chapelle Saint-Ursin. Après la libération du département, il part sur le front de Royan.

Engagé pour la durée de la guerre, il est affecté à l’école des cadres américains de Fontainebleau. Celle-ci se termine avant son départ prévu en Extrême-Orient. Démobilisé comme officier de réserve, il reprend son travail à la SNCAC de Bourges comme technicien.

* Franc-Tireur et Partisan Français
** maquis des Rioux

info portfolio

Document 1 - AD18 - 1555 W 21/1982 Document 2 - AD18 - 1555 W 21/1982 Document 3 - AD18 - 1555 W 21/1982

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