Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher

Disparition d'Henry Diaz

Un grand nom de la Résistance du Cher

Henry Diaz 

Né à Vierzon en 1917 d’un père immigré espagnol et militant au sein des Jeunesses communistes, Henry Diaz décide en 1936 de rejoindre les Brigades internationales combattant aux côtés des Républicains en Espagne. Blessé à deux reprises sur le front d’Estrémadure, il est évacué sur Toulon. Mobilisé en 1939 au sein du 95e de ligne puis du 105e régiment d’artillerie, il est fait prisonnier en Alsace en juin 1940. Après plusieurs tentatives, il parvient à s’évader de son stalagen Allemagne en février 1942 et revient dans le Cher après un incroyable périple.

Il trouve du travail à Dun-sur-Auron en zone sud, à la Compagnie des pétroles, fabriquant alors du charbon de bois pour les voitures fonctionnant au gazogène. Mais Henry Diaz désire agir et s’engager au sein de la Résistance. Il prend contact avec plusieurs militants communistes qui se sont rassemblés autour d’un autre ancien brigadiste, Marcel Lalonnier. En septembre 1942, ils décident d’édifier un abri clandestin sûr pour leur groupe rattaché aux Franc tireurs et partisans français, au sud de Dun-sur-Auron, non loin de la maison forestière de Maupioux. Il s’agit du premier « maquis » installé au sud du Cher.

En 1943, les fondateurs du maquis de Maupioux recrutent d’autres petits groupes dans le secteur de Dun-sur-Auron : Lalonnier (« Hubert ») est désormais responsable des FTPF du Cher Sud et Diaz (« Bertrand »), son adjoint, chargé des liaisons avec les FTPF du Cher Nord et les organisations de la Résistance communiste dans le département.

Au cours du printemps 1944, ils rencontrent Raymond Van Gaver, responsable du mouvement « Combat » et des MUR en Cher Sud pour mettre au point l’attaque du 6 juin 1944 à Saint-Amand-Montrond, avec l’objectif de mettre la Milice hors d’état de nuire. Repliés en Creuse, où ils participent aux combats de guérilla, les FTPF du maquis de Maupioux reviennent dans le Cher à la fin du mois de juillet 1944. Ils rejoignent d’autres formations FTPF pour former le « Groupement Hubert » au sud de Vierzon et participer à la libération de la ville le 4 septembre 1944.

Après avoir épousé après-guerre Micheline Lepain, agent de liaison dans le maquis, il devient kinésithérapeute en région parisienne. Il est toujours resté fidèle à ses idéaux et a livré ses souvenirs dans un livre « Les sentiers de la liberté », paru 1999 et réédité aux éditions Gascogne en 2015. Il venu au musée en 2016, témoigner en public de son captivant parcours.

Il est décédé à Bourges le 12 mars 2021 à l’âge de 103 ans.Né à Vierzon en 1917 d’un père immigré espagnol et militant au sein des Jeunesses communistes, Henry Diaz décide en 1936 de rejoindre les Brigades internationales combattant aux côtés des Républicains en Espagne. Blessé à deux reprises sur le front d’Estrémadure, il est évacué sur Toulon. Mobilisé en 1939 au sein du 95e de ligne puis du 105e régiment d’artillerie, il est fait prisonnier en Alsace en juin 1940. Après plusieurs tentatives, il parvient à s’évader de son stalagen Allemagne en février 1942 et revient dans le Cher après un incroyable périple.

Il trouve du travail à Dun-sur-Auron en zone sud, à la Compagnie des pétroles, fabriquant alors du charbon de bois pour les voitures fonctionnant au gazogène. Mais Henry Diaz désire agir et s’engager au sein de la Résistance. Il prend contact avec plusieurs militants communistes qui se sont rassemblés autour d’un autre ancien brigadiste, Marcel Lalonnier. En septembre 1942, ils décident d’édifier un abri clandestin sûr pour leur groupe rattaché aux Franc tireurs et partisans français, au sud de Dun-sur-Auron, non loin de la maison forestière de Maupioux. Il s’agit du premier « maquis » installé au sud du Cher.

En 1943, les fondateurs du maquis de Maupioux recrutent d’autres petits groupes dans le secteur de Dun-sur-Auron : Lalonnier (« Hubert ») est désormais responsable des FTPF du Cher Sud et Diaz (« Bertrand »), son adjoint, chargé des liaisons avec les FTPF du Cher Nord et les organisations de la Résistance communiste dans le département.

Au cours du printemps 1944, ils rencontrent Raymond Van Gaver, responsable du mouvement « Combat » et des MUR en Cher Sud pour mettre au point l’attaque du 6 juin 1944 à Saint-Amand-Montrond, avec l’objectif de mettre la Milice hors d’état de nuire. Repliés en Creuse, où ils participent aux combats de guérilla, les FTPF du maquis de Maupioux reviennent dans le Cher à la fin du mois de juillet 1944. Ils rejoignent d’autres formations FTPF pour former le « Groupement Hubert » au sud de Vierzon et participer à la libération de la ville le 4 septembre 1944.

Après avoir épousé après-guerre Micheline Lepain, agent de liaison dans le maquis, il devient kinésithérapeute en région parisienne. Il est toujours resté fidèle à ses idéaux et a livré ses souvenirs dans un livre « Les sentiers de la liberté », paru 1999 et réédité aux éditions Gascogne en 2015. Il venu au musée en 2016, témoigner en public de son captivant parcours.

Il est décédé à Bourges le 12 mars 2021 à l’âge de 103 ans.